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WATOO : Le tatouage numérique pour lutter contre la fuite de données

 

  • La société

Spin off de l’IMT Atlantique, la société WaToo a été créée en 2016 par deux ingénieurs, Javier Franco-Contreras, qui rédigeait alors sa thèse de doctorat sur la protection par tatouage numérique des bases de données en santé, et son directeur de thèse, Gouenou Coatrieux, du Département ITI (Image et Traitement de l’Image) et du laboratoire LATIM (Laboratoire de traitement de l’information médicale).

Partant du constat que le tatouage numérique offrait une réponse efficace contre les fuites de données, la société propose des outils d’identification et de dissuasion pour lutter contre la fuite, les détournements et les falsifications de données sensibles, qui reposent sur plusieurs brevets déposés par l’IMT.

 

  • L’innovation

Les solutions proposées par WATOO reposent sur le principe du tatouage, ou watermarking, qui consiste à insérer, voire dissimuler dans un support hôte (image, base de données, document…) des informations permettant à la fois d’assure la traçabilité des données de protéger ce support en matière de droits d’auteur ou d’intégrité. Il peut s’agir par exemple d’identifiants d’utilisateurs ou d’acheteurs…

La support hôte reste ainsi accessible, et la protection par watermarking n’a ni d’interférence dans les usages ni d’impact sur le format de stockage des données. Et ce d’autant que le marquage est réversible et permet donc de revenir au support hôte d’origine.

Si la technologie n’est pas nouvelle, son application à la lutte contre la fuite de données l’est en revanche. WATOO a ainsi développé une solution de protection des données basée sur un tatouage numérique, sous la forme d’un traceur dissimulé de manière imperceptible dans les bases de données utilisés par une organisation et qui permet, en cas de fuite ou de redistribution illégale de ces données, d’e identifier l’auteur facilement et rapidement.

 

  • Les applications

WaToo propose ainsi 2 outils :

  • WaTrack, qui protège des bases de données partagées avec des collaborateurs ou vendues sous licence, et permet d’identifier le partenaire ou le client à l’origine d’une fuite ou d’une revente illégale d’information. Il utilise pour cela un TAG, ou traceur, intégré aux bases de données partagées et qui contient des informations de traçabilité unique sur un utilisateur et sur l’usage qu’il a fait des données (ID de destinataire et l’ID d’origine, date d’envoi, etc…)
  • WaTwall, qui identifie les responsables de détournements ou de fuites de données causées par utilisateurs pourtant autorisés à manipuler les données. Il s’agit cette fois d’une solution intégrée au système d’information d’une organisation et qui permet tracer les données dans les activités quotidienne de cette organisation. Dans ce cas, le TAG agit comme une mesure de dissuasion car les employés sont informés de son utilisation.

Si ces solutions s’adressent à tous les collecteurs et fournisseurs de bases de données, WATOO s’adresse de façon prioritaire aux secteurs clés que sont l’automobile, l’énergie, l’aéronautique, la biochimie et les biotechnologies.  Les administrations de la santé, de l’éducation, et le secteur bancaire et financier pourraient cependant également être intéressés.

 

  • Actualité et perspectives

Présente au FIC 2019 et citée dans le « radar des start-ups cybersécurité en France » 2019 de Wavestone, Watoo fait partie, depuis novembre 2018, des sociétés du Village by CA Finistère, l’accélérateur de projets innovants du Finistère.

Intégrée à l’incubateur régional Emergysp pour construire et développer son offre commerciale, la société a également pu bénéficier d’un prêt d’honneur pour l’amorçage régional (PHAR) qui accompagne les projets risqués à potentiel.